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Découverte d’un nouveau système de réparation de l’ADN

Cette avancée a été publié dans la revue Science le 8 juin 2017 et a été réalisée par Gilbert Richarme et ses collaborateurs issus du CNRS, du CEA, des universités Paris Diderot, Paris Descartes, Paris-Sud1, de la Harvard Medical School et de la Lebanese American University.

Philippe Bouloc, responsable de l’équipe Signalisation et Réseaux de Régulations Bactériens et un des auteurs de ce travail nous explique :
« Les bactéries sont un formidable système pour découvrir les bases moléculaires des organismes vivants. Ici la bactérie modèle Escherichia coli vient à notre rescousse pour comprendre la fonction d’une protéine humaine appelée DJ1 qui est impliquée dans certains cas de maladie de Parkinson. Cette protéine possède trois homologues fonctionnels chez E. coli. Les glyoxals sont des sous-produits nocifs du métabolisme des sucres qui endommagent les composants cellulaires. L’équipe du Prof. Gilbert Richarme avait précédemment montré que DJ1 et ses homologues bactériens sont des deglycases qui réparent les protéines altérées par les glyoxals. Le nouveau travail dans lequel nous avons collaboré montre que DJ1 et ses homologues bactériens réparent les guanines endommagées par glycation, qu’elles soient libres ou incorporées dans l’ADN. Les bactéries mutantes n’ayant plus ces déglycases ont un taux de mutations accru. Cette découverte met en évidence un système conservé de la bactérie à l’homme qui préserve l’intégrité de l’ADN. »


Vous pouvez télécharger le communiqué de presse (pdf) ou le retrouver sur le site du CNRS
Et pour en savoir plus sur l’article en question :
Guanine glycation repair by DJ-1/Park7 and its bacterial homologs.
Gilbert Richarme, Cailing Liu, Mouadh Mihoub, Jad Abdallah, Thibaut Leger, Nicolas Joly, Jean-Claude Liebart, Ula Jurkunas, Marc Nadal, Philippe Bouloc, Julien Dairou, Aazdine Lamouri, Science, 08 jun 2017.

1 Ces travaux impliquent des chercheurs de l’Institut Jacques Monod (Université Paris Diderot / CNRS), de l’Institut de biologie intégrative de la cellule (CNRS/CEA/Université Paris Sud), du Laboratoire de chimie et biochimie pharmacologiques et toxicologiques (CNRS/Université Paris Descartes) et du laboratoire Interfaces, traitements, organisation et dynamique des systèmes (CNRS/Université Paris Diderot)

par webmaster - publié le