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Jacques MONTAGNE : Présentation de l’équipe

Notre équipe s’intéresse au métabolisme lipidique et à son intégration physiologique à l’échelle d’un organisme entier. Nous utilisons le modèle, Drosophila melanogaster. Notre approche expérimentale combine des techniques de génétique fondamentale et moléculaire, d’imagerie et de biochimie.

Présentation générale du projet

Le métabolisme lipidique est central dans de nombreuses pathologies humaines (syndrome métabolique, diabète, obésité, cancers, maladies neurologiques). L’axe central du projet de l’équipe est basé sur une étude systématique des gènes codant des effecteurs du métabolisme des acides gras, à savoir les enzymes, les récepteurs, les transporteurs... Nous utilisons les possibilités génétiques de notre modèle drosophile pour évaluer l’impact de différentes voies métaboliques dans chaque organe sur le maintien de l’homéostasie. D’autre part, nous travaillons à caractériser les liens fonctionnels qui existent entre la régulation de la croissance et le métabolisme aussi bien à l’échelle de la cellule qu’à celle de l’organisme entier.

Les hormones stéroïdes régulent le développement et le métabolisme. Chez la drosophile, l’hormone stéroïde 20-hydroxy-ecdysone (20E), produite avant chaque mue, régule les transitions développementales. Nous avons montré que la 20E autorégule sa production de façon anticipée (Figure 1). Nous étudions actuellement comment le métabolisme lipidique dans le corps gras, organe à fonctions hépatique et adipeuse, régule la production de 20E.

Figure 1 : Modèle d’autorégulation de la production de l’hormone stéroïde ecdysone.
Un pic d’ecdysone produit avant chaque mue est indispensable à la transition développementale. L’ecdysone est produite dans la glande prothoracique puis maturée en 20-hydroxy-ecdysone (20E). Cette dernière induit en cascade l’expression d’une série de récepteurs nucléaires dans les organes cibles. Nous avons montré que cette cascade agit de façon non-conventionnelle dans la glande prothoracique. Dans cette glande, DHR3 agit comme un répresseur de la production d’ecdysone. Les autres récepteurs nucléaires (EcR, E75, βFtz-f1) agissent pour contrôler la cinétique de DHR3, ce qui permet de restreindre la production d’ecdysone à un pic étroit.

Chez les insectes, les oenocytes, cellules situées sous l’épiderme abdominal, assurent des fonctions directement liées au métabolisme lipidique. Nous avons montré qu’un acide gras à très longue chaine produit par les oenocytes larvaires est nécessaire pour assurer l’étanchéité du système respiratoire (Figure 2). Nous travaillons maintenant dans les oenocytes adultes sur les voies métaboliques impliquées dans la synthèse des acides gras, précurseurs des hydrocarbures cuticulaires chez l’adulte.

Figure 2 : Les oenocytes larvaires sont indispensables à l’étanchéité du système respiratoire.
Un acide gras à très longue chaine (VLCFA) produit dans les oenocytes permet le transport de lipides depuis la glande spiraculaire jusqu’aux points d’entrée d’air des trachées qui assurent l’apport d’oxygène aux tissus.

La nutrition joue un rôle clé dans l’homéostasie. Nous avons montré que des mouches déficientes pour la synthèse d’acide gras sont extrêmement sensibles au sucre alimentaire. Nous travaillons maintenant à caractériser les liens fonctionnels entre les voies de réponse à l’insuline et aux nutriments et le métabolisme des acides gras.

Mots-clés


Métabolisme, Homéostasie, Physiologie, Croissance cellulaire, Acides Gras, Nutriments, Insuline, Drosophila.

Contact :


MONTAGNE Jacques [Directeur de Recherche - CNRS]
Equipe Montagne J. - Croissance et métabolisme chez la Drosophile [Responsable]
01 69 82 46 07 Gif - Bât 21

publié le , mis à jour le